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Revue de presse | Jean-François Picard et Brian Massie à Tokyo : tous les héros ne portent pas une cape

Courtoisie : RDS

Jean-François Picard et Brian Massie se sont connus sur un terrain de baseball, au début des années 2000. Brian évoluait pour les Aigles de Trois-Rivières, dans la Ligue de baseball junior élite du Québec. Jean-François Picard, ancien joueur de haut de calibre, était gérant de l’équipe.

Le premier s’est même fait échanger par le deuxième. « Je ne sais pas trop s’il est fâché, dit Picard en riant, mais cet échange nous a pas mal aidé à remporter le championnat », poursuit-il.

Je vous assure, Brian Massie est tout sourire, de l’autre côté de la caméra de l’application Zoom. Nos deux hommes ont passé les deux dernières semaines à Tokyo. Tokyo, comme dans Jeux olympiques de Tokyo.

Proaxion

Massie et Picard sont copropriétaires de l’entreprise Proaxion, spécialisée en gestion sanitaire et en désinfection. Avant les Jeux olympiques de Pyeongchang de 2018, les deux Québécois ont réussi à s’entendre avec le Comité Olympique Canadien (COC) pour gérer l’aspect entretien et protocole sanitaire.

Massie et Picard ont partagé leur savoir-faire et envoyé leur équipement en Corée, en 2018. Cette fois, les preuves sont faites et il n’y a pas de risque à prendre. Les deux copropriétaires se sont envolés vers le Japon et ont déposé leurs valises le 4 juillet, près de trois semaines avant le début des Jeux.

Brian et Jean-François ont procédé dès leur arrivée à une désinfection complète de toutes les installations qui appartiennent à la délégation du Canada. « On n’y pense pas quand on ne le voit pas, mais il y en a des installations », souligne Jean-François.

On pense à toutes les chambres d’hôtels, les couloirs, ascenseurs, espaces pour manger, plateaux d’entraînement, bureaux de médecins, thérapeutes, alouettes.

Propre, propre, propre

On vous explique rapidement comment fonctionne… un vrai ménage. « On fait une désinfection complète en appliquant une membrane protectrice contre les bactéries, les virus et les moisissures. Juste ça, ça vient contrôler la grande majorité des pathogènes. On vient de descendre de 80 à 95% le compte bactérien sur les surfaces », explique Brian, aussi habile avec la membrane qu’avec un compte de deux balles, une prise et deux coureurs en position de marquer face aux Diamants de Québec.

Proaxion vient ensuite effectuer des cultures bactériennes à des endroits ciblés pour s’assurer de l’étanchéité de leur travail. On cible des endroits plus à risque, comme les poignées de portes souvent utilisées. « Ça nous permet d’analyser le compte bactérien et changer les délais et la fréquence de l’entretien ménager et de la désinfection. »

Robert avec sa guenille

Nul besoin de dire que la COVID-19 a changé nos habitudes et notre perception de la situation sanitaire. Nous avons augmenté nos précautions à ce chapitre et davantage valorisé ceux pour qui c’est le métier.

Brian et Jean-François n’ont plus à justifier l’importance de leur travail. « Il n’y a pas si longtemps, quand on expliquait notre travail, on passait pour deux fous. On se faisait dire : moi, Robert avec sa guenille, il nettoie tout, tout, tout. Maintenant, les gens sont beaucoup plus sensibilisés. Chapeau au COC, puisqu’ils ont saisi l’importance bien avant qu’on entende parler de la pandémie », ajoute Jean-François.

Bien cachés dans l’ombre, les deux Québécois sont conscients de l’ampleur de la responsabilité : « Pour le COC, la pire chose qui pourrait arriver, c’est une épidémie. En 2018, il y a eu une épidémie de gastro, sur le village olympique. Le Canada, heureusement, n’avait pas été touché. On parle seulement de la COVID-19 présentement, mais il ne peut pas y avoir de gastro, de grippe, de rhume, etc. Tu veux contrôler au maximum les potentiels de contagion. Tu veux être certain que les athlètes, le jour de la compétition, seront à 100% », poursuit Brian.

Vêtu aux couleurs du Canada au même titre que les athlètes, Brian et Jean-François retournent au Québec au moment où les athlètes empruntent le chemin inverse. Un technicien de l’entreprise demeure au Japon pour poursuivre le travail.

Les restrictions en lien avec la COVID-19 font en sorte que les laissez-passer sont calculés au compte-goutte. En vrai joueurs d’équipes, ils laissent leur place à d’autres dans l’entourage des athlètes pour la durée des jeux.

En attendant un retour à la normale où ils pourront encourager les athlètes sur place… après un bon ménage à l’eau chaude, bien sûr.

D’ici là, Brian a 15 heures d’avion pour convaincre son ancien coach qu’il aurait réussi à remporter le championnat en 2005 même sans l’échanger.

Article initialement paru le 15 juillet 2021
Revue de presse publiée par Jasmin Leroux, relationniste

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